ADA         Allocation de Demandeur d’Asile

ADSEAAV (Sauvegarde de l’Enfance)   Association Départementale de Sauvegarde de l'Enfance, de L'Adolescence et des Adultes en difficulté du Var

AME       Aide Médicale d’Etat

ASE        Aide Sociale à l’Enfance

AT          Arrêté de Transfert

CADA    Centre d’Accueil des demandeurs d’Asile

CNDA    Cour Nationale du Droit d’Asile

DA          Demandeur d’Asile ou Demande d’Asile

MNA      Mineur Non Accompagné

OFII       Office Français de I’Immigration et de l’Intégration

OFPRA  Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

OQTF     Obligation de Quitter le Territoire Français

PADA     Plateforme d’Accueil des DA

PAF        Police Aux Frontières

PS           Protection Subsidiaire

 

Un exilé désigne toute personne vivant hors de sa patrie d’origine.

Un migrant est une personne qui quitte sa région d’origine pour s’installer durablement dans une autre, voire dans un autre pays.

Attention: le terme “migrant” doit être utilisé avec précaution, car il servirait à désigner des personnes ayant choisi de quitter leur pays pour des raisons économiques, quand les "réfugiés" ou les "demandeurs d’asile" y seraient forcés pour des motifs politiques. Or les contraintes économiques et politiques se confondent souvent, et la distinction entre différentes catégories de “migrants” est généralement arbitraire. De plus ce terme de migrant a une connotation « animale » se référant aux oiseaux migrateurs, qui, avec d’autres termes comme celui de « jungle » (appellation attribuée aux campements informels sur le littoral français), est perçu de manière très dévalorisante par les personnes concernées.

Un réfugié est un migrant qui a fui son pays de résidence par crainte d’être persécuté du fait de son appartenance communautaire, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui a obtenu refuge dans un autre pays.

Avant d'obtenir ce « statut de réfugié » l’exilé est d’abord un demandeur d’asile, qui au terme de sa demande peut être accepté à titre provisoire (la protection subsidiaire donne droit à une carte de séjour d’un an), ou accepté à plus long terme (le statut de réfugié donne droit à une carte de séjour de dix ans). Dans les deux cas s’ouvre alors pour la personne un processus d’intégration vers le droit commun dans les domaines du logement, de la formation, de l’emploi, de la santé… Mais il peut aussi et c’est la majorité des cas être débouté (refusé du droit d’asile), il se voit alors proposer l’aide au retour dans son pays: billet d’avion et pécule (qu’il refuse le plus souvent, entrant alors dans la « clandestinité »)

Un dubliné est un exilé relevant des « Accords de Dublin » qui stipule que toute personne migrante ne peut faire une demande d’asile que dans le pays où ont été prises ses premières empreintes (les pays de premier accueil en Europe sont le plus souvent l’Italie, l’Espagne, la Grèce, et la Turquie)

Quand un exilé arrive sur le sol français, ses empreintes sont relevées et vérifiées. Si elles sont déjà répertoriées dans un autre pays européen, ce premier pays d’accueil doit normalement « reprendre » l’exilé, suite à une demande de la France, et c’est là-bas que l’exilé devra y faire sa demande d’asile. Le pays de premier accueil a ensuite quatre mois pour accepter la demande ou pas, ce qu’il est normalement tenu de faire, puisque ces pays ont reçu des fonds européens à ce sujet.

Les termes de clandestins ou sans-papiers désignent des étrangers en situation irrégulière, et laisse penser que ces personnes ont volontairement et illégalement franchi la frontière du pays où elles se trouvent. En réalité, la plupart des étrangers en situation irrégulière sont entrés sur le territoire européen en toute légalité : avec un visa de touriste, d’étudiant, ou en déposant une demande d’asile à leur arrivée. C’est le fait de demeurer dans le pays où ils se trouvent une fois leur visa expiré, parce qu’ils n’ont pas pu obtenir le droit d’y séjourner durablement, ou après le rejet de leur demande d’asile, qui les fait basculer dans la catégorie des “sans-papiers”. La proportion d’étrangers qui entrent sur le territoire européen sans papiers ou avec de faux documents est finalement très faible, en dépit de la médiatisation importante qui entoure parfois ces arrivées.

C’est en rendant très rare la délivrance de visas et, par conséquent, la possibilité pour les exilés de faire des aller-retours entre le pays où ils travaillent et celui dont ils sont originaires, que les politiques migratoires “fixent” les sans-papiers sur le territoire européen.

Actualités

Photos de la fête de l’été 2018 à Exil & Humanisme

2 juillet 2018

    Pique-nique sur les plages du Mourillon à Toulon, été 2018.  

« Osons Toulon »

6 juin 2018

« Ne manquez pas ce moment de partage interculturel et intergénérationnel, organisé le premier jour du mois de juillet à Toulon »  

Engagez-vous à nos côtés

Des moyens concrets pour soutenir notre action