Les majeurs

La PADA (Plateforme d’Accueil des Demandeurs d’Asile) du Var (située à Toulon), étape préalable au rendez-vous à l’OFII (situé à Nice), enregistre environ 45 demandes d’asile par mois soit environ 500 par an (chiffre en croissance mais relativement modeste dans un département d’un million d’habitants).

Le délai pour le premier rendez-vous à l'OFII est actuellement d’environ trois mois (rappel: avant cette première étape les exilés sont à la rue sans aide d’Etat). 

Une fois l’enregistrement de sa demande effectué, l'exilé est théoriquement en droit d’être logé dans un des centres d’accueils prévus par l’Etat. Dans le Var comme partout en France les centres d’hébergement sont saturés et beaucoup d’hommes seuls ne sont finalement pas logés, les femmes seules et les familles avec enfants étant prioritaires. (rappel: l’Etat compense cette insuffisance par une aide supplémentaire à hauteur de 120€ par mois qui s'ajoute à l'aide de base de 210€). 

Les mineurs non accompagnés 

Les demandes de protection sociale dépassent celles que le département peut satisfaire.

Dans le Var le nombre de MNA pris en charge par l’ASE en fin d’année 2017 dépasse les 400, le double de 2016. Plus d’une centaine sont logés sur Toulon, la plupart en chambre d’hôtel. Beaucoup sont en attente d’évaluation de dossier depuis des mois sans aucune prise en charge sociale. Un nombre croissant de MNA est actuellement à la rue par manque de place ou refus de minorité.

Les offres actuelles 

Pour les exilés avant leur passage à l’OFII: la seule ressource est le 115 pour un hébergement d’urgence à la nuit et l’accueil des "Amis de Jéricho" ou d’Archaos" pour manger et s’abriter pendant la journée. L’association "l’autre c’est nous" organise depuis peu l’hébergement d’une quinzaine d’entre eux dans un centre de vacances EDF, hors vacances scolaires.

Pour les exilés après leur passage à l’OFII: l’association Welcome offre une famille d’accueil à environ une trentaine d’entre eux. Le principe de cette association est de changer de famille d’accueil tous les deux mois, dans l’intérêt du migrant comme de l’accueillant.     Il s’agit le plus souvent de familles ayant des chambres annexes pour recevoir leurs enfants pendant les vacances, qu’ils mettent à disposition hors vacances scolaires. 

Pour les dublinés: quelques familles d’accueil acceptent de prendre des jeunes pour quelques mois, parfois plus.

Pour les déboutés:   Inchallah!!   (la grande majorité refusent de repartir)

Pour les mineurs : le problème de l'hébergement des jeunes mineurs primoarrivants est aigu et ils peuvent passer plusieurs nuits à la rue avant d'être mis à l'abri par l'ASE. Les besoins en accueil de jour sont également criants pour ces jeunes, logés ou non (normalement les centres d'accueil de jour pour adultes ne peuvent pas les accueillir).

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